UNE NUIT À GENÈVE
histoire Amateur posté le jeudi 2 octobre 2008 par Angelo Loro
Chaque année nous passions, mes amies d’enfance et moi, l’été à la campagne. Nous avions toutes plus ou moins la vingtaine et, même si certaines d’entre nous avaient un boulot sérieux depuis quelques temps déjà, les autres étudiaient encore à l’université. Pour ne pas se perdre de vue et ne pas abandonner notre jeunesse si tôt. Chloé. Christèle et moi, aimions à prendre nos cinq semaines de vacances pendant les mois d’été afin de les passer avec nos copines toujours étudiantes, Léa et Mélanie. Cette année, nous avions toutes été d’accord pour passer l’été en Suisse, où Mélanie comptait fonder un jour une famille. La chaleur était installée depuis peu dans notre petit bourg de Noyon-en-Oise. Demain était le jour du départ et Mélanie avait insisté pour m’aider à préparer mes bagages (nous partagions le même appartement), les siens attendant depuis plusieurs jours à côté de la porte. - Alexia, tu ne peux tout de même pas apporter ce bikini immonde en Suisse, tu auras honte d’être ainsi affublée si tu savais à quel genre d’hommes nous pourrions nous frotter, m’affirma-t-elle d’un ton presque suppliant, appuyé d’un regard coquin qui ne laissait aucun doute sur ses intentions scabreuses. Je crus alors voir des lacs d’eau cristalline nichés dans les paysages montagneux de la Suisse, des plages de sable fin qui s’étendaient vers un horizon parsemé de vallons et de collines, des ballades en cheval dans les rues pittoresques de Baden, sans parler de la magnificence légendaire de Zurich, de Genève et de Lausanne ! Mélanie, elle, semblait encore s’être perdue dans ses pensés lubriques, et cela me fit sourire. En temps et lieu, nous pourrions nous adonner à toutes nos passions, aussi différentes soient-elles. Et si j’étais certaine que Mélanie ne manquerait pas d’attirer de beaux mâles vers nous en Suisse, c’est moi qui, comme toujours, ferait office de guide touristique. Sans moi, mes quatre copines s’en tiendraient à la baise, aux orgies, à la débauche, quoi ! Je me débarrassai finalement de ce bikini en l’envoyant valser au fond de ma garde-robe comme je le faisais avec tous mes vêtements passés mode. - Alors, tu préférerais peut-être que je m’affuble de celui-ci ! dis-je en me retournant vers elle avec un maillot une pièce encore plus risible que le précédent…



