PREMIÈRE PARTOUZE

histoire Jeune posté le jeudi 9 avril 2015 par Roxy Piche

Comment en vient-on aux relations en groupe ? Il faut aimer le sexe, bien sûr, la multiplication des partenaires, mais sans doute aussi avoir de fortes tendances exhibitionnistes et prendre plaisir aux situations de voyeurisme. Ce sont toutes ces raisons qui, mon mari Denis et moi, nous ont poussés d’abord vers le triolisme et l’échangisme avant de tenter des aventures où un plus grand nombre de partenaires s’étreignait, s’accouplait avec et autour de nous. Je n’ai pas l’impression d’être une femme plus vicieuse ou plus salope qu’une autre. Je me considère encore moins comme perverse ou dépravée. J’accepte mes fantasmes et mes désirs, c’est tout. J’adore mon mari, je jouis sans problème et très fort quand je suis seule avec lui. Je crois même que notre amour, notre confiance réciproque et notre complicité sont devenus encore plus intenses depuis que nous libertinons à plusieurs. Je ne suis pas jalouse quand je le vois dans les bras d’une autre femme. Cela m’excite, au contraire, et je suis heureuse pour lui. La normalité est-elle de faire l’amour toute sa vie avec le même personne et ne désirer qu’elle ? Je ne le crois pas. Qui peut empêcher Denis de bander pour une autre jolie fille, mis à part une moralité castratrice qui refuse la jouissance et le plaisir ? Je ne veux pas apparaître à vos yeux comme une militante inconditionnelle de la partouze mais je cherche juste à déculpabiliser ceux qui ont des envies sexuelles différentes de celles que la société nous impose ouvertement ou plus sournoisement. Je préfère voir mon mari prendre son pied et baiser des femmes devant moi plutôt que d’apprendre qu’il collectionnait les maîtresses à mon insu. Tricher et mentir sont encore plus horribles à mes yeux, pourtant c’est une situation hypocrite que vit un grand nombre de couples. Par contre, arriver à parler de ses fantasmes et les réaliser avec la personne que l’on aime est quelque chose de fantastique. Je n’oublierai jamais ma première partouze. J’étais assez inquiète, intimidée. J’avais vingt-huit ans. Denis avait contacté un couple par petites annonces. Elle, quarante-trois ans, lui quarante-cinq, ils organisaient régulièrement des soirées dans un mas de l’arrière pays niçois. Nous habitons Dijon et nous avons attendu, après une longue correspondance et plusieurs coups de fils, les vacances d’été pour les rencontrer et nous joindre à leurs réunions libertines…