LA REINE DES PUTES
histoire Amateur posté le lundi 16 juillet 2007 par Guilda
Je n’aurais pas osé écrire sous ce titre : on a tellement dit et écrit sur ces filles déchues… Et pourtant je n’éprouve aucune honte quant à mon métier de prostituée. Apprendre à un mari les techniques de l’érotisme, lui apporter la détente par le plaisir, initier les adolescents, rendre un équilibre aux gens d’église si souvent frustrés, enlever à un timide ses peurs abyssales de la femme, me permettent de bien gagner ma vie tout en faisant un métier utile à la société, alors qu’il est radicalement méprisé, et rarement bien pratiqué. Et puis, pourquoi le cacher, j’aime sentir la tendre caresse d’un homme sur mes seins, j’adore voir le regard éperdu d’un mâle au moment où il sent que son plaisir va lui échapper, qu’il n’est plus le maître, qu’il passe, pour un temps, sous ma dépendance : je fixe ce serpent dressé sous mes yeux, je l’hypnotise. Certes, si je le voulais, certains ne me résisteraient pas, comme le montre l’épilogue; je me sens capable de leur en offrir toujours plus, je les tiens par le sexe et le plaisir. Il m’arrive de rêver d’une verge qui enfle dans ma bouche, tandis que ma langue se love tout autour et l’enserre ; elle se tend lentement, ma gorge se serre convulsivement sur ce gland gonflé de sève et le masse doucement. Il est des hommes qui, après un long travail d’apprentissage, peuvent se laisser masser une heure durant, pendant laquelle je sens vibrer cet instrument de musique, dont je connais toutes les harmonies. Je fantasme souvent de tous ces sexes dont j’ai joué, tous différents par le timbre, le rythme : quelle symphonie se reconstitue alors dans ma tête. Je ne parle pas des râles de plaisir dont j’entends les échos durant mes rares nuits solitaires. Étreignant un sexe, j’ai valsé, dansé le tango argentin, le slow langoureux. Et que dire de toutes ces liqueurs lapées si avidement, aussi différentes entre elles que la Fine Champagne et le Grand Marnier ; le goût se forme peu à peu et j’apprécie les vieux crus classés comme le Beaujolais Nouveau. Je déguste particulièrement la dernière goutte que je soutire en exerçant une tendre pression tout le long de la hampe tandis que ma langue serre doucement le gland sur mon palais…



