Selene, gustav et le bel inconn...

histoire Voyeur posté le dimanche 17 septembre 2006 par Ivan Ribeiro Lagos

Ils traversèrent la fôret, profitant de la nature richement colorée en ce début d’été. Après deux bonnes heures de montée. Selene et Gustav, son frère, débouchèrent enfin sur les prairies annonciatrices d’un changement de végétation, passant des fôrets touffues aux simples bouquets d’arbre rabougris par les rigueurs de l’altitude. Ils se dirigèrent vers la combe située juste après un verrou rocheux où se trouve une petite rivière limpide et un petit lac. Ils furent alors saisis par la beauté et le calme de ce lieu. Mais soudain, ils aperçurent un corps gisant sur le sol. Il s’approchèrent pour l’examiner. - Il est blessé ? Demanda Selene. - Non, je ne lui vois aucune égratignures. Mais sa tête a dû heurter une pierre ! Il semble avoir perdu connaissance. En effet, l’inconnu gisait, la tête contre une grosse pierre de chemin. - Dieu qu’il est beau !! Il est tellement beau ! Du revers de la main. Selene essuya une fine sueur sur le front lisse de l’inconnu. Elle sourit, ses yeux en amande se fermèrent un instant, une petite fossette se dessina au creux de sa joue, lui donnant un air d’enfant espiègle. - Qu’allons-nous faire ? Interrogea Selene. - Nous ne pouvons pas l’abandonner ainsi, répondit son frère. Tous les deux contemplèrent l’inconnu toujours évanoui. C’était un magnifique jeune homme, habillé avec beaucoup de goût. Jamais Selene n’avait vu d’aussi belles bottes de cavalier ! Le noeud de la cravate était fort élégant ; son frère n’hésiterait sans doute pas à le copier ! Tout ce que portait le cavalier était chic, classe, coûteux ! C’était une aventure palpitante qu’ils vivaient, sans commune mesure avec la monotonie de leur existence habituelle ! Ils devaient sauver ce jeune homme… Ils fabriquèrent un brancard de fortune et repartirent avec leur superbe blessé. Il fallut ensuite plus d’un quart d’heure à Gustav pour aller chercher le médecin et le même temps pour revenir. Pendant ce temps. Selene observait les traits de son protégé. Comme elle avait déjà pu le constater, il était fort beau. Ses traits, quoique bien dessinés, reflétaient un certain cynisme et la jeune femme en conclut qu’il devait être autoritaire. La blessure à la tempe, qui avait légèrement saigné, s’étendait jusqu’au milieu du front…