THÉOLOGIE NOUVEAU GENRE
histoire Exhib posté le mercredi 18 avril 2007 par Nostrad Anus
Les cours de théologie se donnaient à l’amphithéâtre depuis environ deux mois tant il y avait de jeunes hommes inscrits. Cet achalandage nous avait fait réaliser combien il était facile de se cajoler à l’heure des cours. Personne ne portait réellement attention à ce qui se passait autour tant nous étions occupés à tendre l’oreille pour ne rien perdre du discours de l’Enseignant. Il était vraiment chouette notre Enseignant. Le genre beau mec plutôt que prêtre coincé. La plupart des garçons en bavaient pour lui. Tout ce que je peux en dire c’est que la théologie était devenue la matière préférée en cette dernière année de Fac. Moi, cela m’importait peu; j’avais vingt-deux ans, j’explorais à fond ma sexualité et toute nouvelle avance prenait aussitôt les proportions d’une trépidante aventure. J’avais pris place aux côtés de Samy ce matin là, après avoir convenu, avec au moins le tiers du groupe, d’une participation tapageuse pour ce cours portant sur les débordements de la Rome antique ayant entraîné les horribles massacres des martyres chrétiens. Après quinze minutes d’écoute attentive. Samy et moi avons donné le signal en nous embrassant tendrement. D’autres ont suivi et la salle s’est remplie de murmures. Mon plan se voulait d’une simplicité efficace : au bout de trente minutes environ, tout le monde devait s’embrasser à la folie, à pleine bouche, histoire de perturber l’Enseignant. Mais voilà, les plans les plus bénins peuvent déraper dangereusement lorsque la passion se mêle à l’enthousiasme; ce que je compris un peu tard. L’Enseignant en était à nous décrire les somptueuses banquettes du Triclinium sur lesquelles les convives romains s’allongeaient pour déguster mets et vins. Ces banquettes finissaient, bien entendu, par servir à autre chose qu’à des mondanités alimentaires. Pendant ce temps. Samy avait mis les bouchées doubles et il me dévorait goulûment la nuque, une main coquine menaçant les agrafes de ma braguette. Deux mecs derrière nous se roulaient des pelles tandis qu’un garçon entreprenant avait relevé le pull de son voisin sur le siège à côté. Le vilain Samy en profitait largement pour s’étirer la main jusque dans l’ouverture de ce pull découvrant un torse magnifique. La langue de Samy errait comme un chien fou sur ma gorge et ces petits chatouillis me mettaient drôlement en humeur…



