Tournage sexy

histoire Amateur posté le dimanche 9 octobre 2005 par Coquette

Mon cher Jean. Tu sais, nous bossons comme des pros sur le film dont es le scénariste génial… Nous refaisons même plusieurs fois les scènes de façon à ce que tu puisses choisir celles qui te paraissent les meilleures (après tout, l’idée est de toi !). Nous en avons même rajouté quelques-unes de notre cru, on ne sait jamais, peut-être te plairont-elles. Quant au scénario (à part les quelques scènes rajoutées), nous n’y avons rien changé. Loïc l’a lu et le trouve assez original dans l’ensemble bien que quelquefois manquant de piquant. Mais je pense qu’en se prenant au jeu, nous parviendrons, nous LES ACTEURS, à le rendre «piquant», comme il dit. Je t’écris de nouveau dès que possible pour te tenir au courant. Je t’aime. Gisèle. Paris le 5 07 90 Mon Jean. Comme promis, je t’écris pour te narrer la suite du tournage. Aujourd’hui, nous avons commencé les scènes d’amour. Ce n’est pas évident à faire et je dois t’avouer que nous avons bien rigolé. En ce qui me concerne, j’étais un peu gênée. Bref, je te raconte (c’est assez cru, je te préviens, mais, après tout, c’est toi qui a écrit le film): D’abord, c’est la scène où je suis censée me trouver nue dans le lit avec Georges (alias Xavier). Tu comprendras que je n’avais absolument pas l’intention de me mettre à poil devant tout le monde. Je me suis donc vêtue d’un jogging (c’est pratique) et me suis enfouie sous les draps, ceux-ci remontés jusqu’au cou ; Georges, ayant ôté sa chemise (pour faire plus vrai), laissait voir sa virile poitrine. On tourne, on regarde ensuite. Exclamation de l’assemblée : «c’est nul !» Et c’est vrai que c’était nul. Moi, qui aurait dû déborder d’amour pour mon partenaire, on me voyait enfoncée dans mon lit, raide comme une statue. Pas vraiment piquant, tout ça, comme dirait Loïc. Puis la scène du baiser. Alors là, on voit Georges se pencher sur moi et poser ses lèvres sur les miennes. Pour un baiser d’amoureux, on aurait dit une petite fille de cinq ans se faire embrasser par un garçonnet de son âge sur un banc de l’école. Ce qu’on a rigolé! tu ne peux pas savoir ! Bref, on a décidé de faire mieux. Roger. Guylaine et les autres m’ont demandé de laisser apparaître au moins le haut de mes épaules…