LE TOURNOI DES BOUCS

histoire Exhib posté le mardi 20 mars 2007 par Nostrad Anus

Chaque printemps, depuis des décennies à Mont-Ferragne-les-Tours, on célébrait le tournoi des boucs. C’était un ancien rituel greco-romain que le village avait toujours conservé et qui donnait lieu à des réjouissances fort attendues. On y rendait hommage à la fertilité. Le coup d’envoi se donnait autour d’une arène de boue spécialement aménagée sur la Grande Place. Là, se déroulait un combat, à même la boue, qui opposait les deux jeunes hommes les plus populaires de la région. Le champion de ce pugilat coquin remportait alors le “droit de cuissage annuel” qui consistait en la possession charnelle d’un éphèbe de son choix. Le village comptait environ une soixantaine de jeunes qui s’étaient massés tout autour de l’arène. Cette année, l’exquis Olivier affrontait le colossal Ludovic dans une lutte qui risquait d’être serrée. D’autant que les deux garçons étaient les deux meilleurs amis du monde. Le brun Olivier chargea le premier et empoigna Ludovic sous les bras en lui entravant la cheville pour le faire basculer. Mais Ludo, solidement planté, résista facilement à l’attaque du mince et long Olivier. Il faut dire que Ludo était bien en chair, une chair rose et dure, une chair qui appelait le désir d’y mordre comme dans un pain fraîchement sorti d’un four. L’idée de le renverser et de pouvoir ensuite le dévêtir totalement, puisque tel était le but de ce tournoi, représentait un défi considérable pour le très délicat Olivier. Ils luttaient donc avec une joie évidente lorsque le joli brun perdit pied et se retrouva sous le corps robuste de son blond compagnon. Choqué. Olivier plongea son regard ambre dans le bleu d’acier des yeux de Ludo et le projeta à quelques centimètres de lui avec une force surprenante. Un murmure parcourut les spectateurs et Ludovic rit de bon cœur. Olivier s’en offusqua davantage et se rua sur Ludo pour lui arracher son t-shirt. Il s’agrippa au tissu avec fureur mais son ami n’eut qu’un geste de la main pour le renverser de nouveau et s’asseoir sur son ventre. Ludovic tenait fermement les mains d’Olivier entre les siennes et en profita largement pour lui baiser la bouche, ce que le charmant petit brun ne détesta pas. Il se laissa déguster les lèvres avec un plaisir manifeste, sous les applaudissements et les sifflements de la foule attisée…