Le vestiaire

histoire Gay posté le dimanche 19 février 2006 par Johnny B.

Gilles et François reprenaient peu à peu leur souffle dans le vestiaire des hommes. Bien qu’ils soient particulièrement en forme pour des hommes de leur âge, le match de tennis endiablé qu’ils venaient de se disputer sur le court intérieur du gymnase les avaient laissés haletants. Plus qu’à l’habitude, leur rivalité amicale, les avaient amenés à se dépenser jusqu’à la limite de leurs capacités. Tous deux s’y étaient donnés à 110 % et s’étaient surpassés dans cette lutte pour la victoire, qui cette fois-ci était allée à Gilles. Grâce aux trois aces réussis en début de partie, il était parvenu à arracher une victoire à son copain pour une des rares fois de leurs affrontements. François, bon perdant, n’en mettait pas moins pour autant et lui soulignait. - Une chance que tu m’as surpris à froid en début de partie, sinon tu ne serais jamais parvenu à me vaincre. Mais, encore une fois, bravo ! Tu as su profiter de ma faiblesse, lui confia-t-il humblement, pendant qu’il tentait péniblement de retrouver son souffle. - Fallait bien que je mette toutes les chances de mon côté, lui avoua Gilles, en toussotant. Je me demande bien ce que nos femmes ont fait cet après-midi, souleva-t-il avant de retirer son gaminet complètement trempé de sueur et de le jeter à ses pieds. - Comme d’habitude, j’imagine qu’elles se sont envoyées en l’air avec le jeune jardinier de Louise et Paul, lança François à la rigolade. - Tu sais quoi ? Paul m’a avoué qu’il fréquentait des clubs d’échangistes avec Louise depuis quelques mois. Te serais-tu imaginé ça ? Lui murmura Gilles sur le ton de la confidence. - Hein ? T’es sérieux ? Je savais Paul capable de ça, mais je n’aurais jamais cru que Louise soit aussi… ouverte, finit par dire François, un peu hésitant. - Eh oui ! Comme quoi, on ne peut jamais être tout à fait certain de ce que l’on croit de nos proches, enchaîna Gilles en ricanant. Puis, les deux hommes finirent de se dévêtir avant d’aller sous la douche. Comme ils savaient tous deux qu’il n’y avait personne d’autre dans l’établissement, à part le gardien, ils pouvaient prendre tout leur temps. Aussi, ne se pressaient-ils pas, déambulant complètement nus à travers les corridors du vestiaire…