LA VOIX SUAVE…
histoire Exhib posté le vendredi 20 juillet 2007 par Nostrad Anus
Ce soir là, je dînais tranquillement à la table d’un petit estaminet lorsque mon mobile sonna : - Salut beau mec ! Me susurra une voix suave, remarquablement chaude et enveloppante. Tu sais qu’il y a un moment que tu me branches ? J’étais interloqué à l’autre bout du fil, la fourchette stoppée à mi-chemin dans sa course, les yeux sans doute écarquillés d’interrogation. - Tu te demandes qui je suis, n’est-ce pas ? Et bien disons que je suis un magnifique brun, grand, élancé et que je possède un regard aussi noir que tu peux t’imaginer l’enfer. Pour ne rien gâcher, j’ai des lèvres superbement dessinées et une bite que tes deux mains ne suffiront pas à combler. La fourchette tomba sec et les mots me manquaient toujours. J’ignorais parfaitement qui était ce type et cela m’angoissait. De plus, sa familiarité me laissait perplexe, je ne voyais pas où il voulait en venir. J’allais dire quelque chose quand il raccrocha. Cet appel étrange se multiplia bientôt en appels étranges et j’eus la surprise de constater qu’ils ne se produisaient que lorsque j’étais dans un lieu public. Au début, il ne me parlait que de lui, de sa beauté, de ses muscles bandants, de tous les détails de son corps torride, si bien que je me l’imaginais de plus en plus concrètement. Je le voyais nu, sa silhouette découpée à la peau délicatement velue, un torse large aux aréoles traversées d’un anneau d’argent. De superbes jambes musculeuses portant une taille merveilleusement faite pour les jeux de l’amour, une chute de reins comme une coupe au creux de laquelle se nicher… Et un cul !!!! Mon dieu, ce cul !! Ah ! Je rêvais de ce corps nuit et jour, il me hantait les sens et l’esprit. Désormais, je bandais chaque fois que sa voix mélodieusement ensorcelante me coulait dans l’oreille, j’avais l’impression d’un nectar tiède et onctueux qui glissait en moi et m’envahissait entièrement, et ma queue réagissait si vivement qu’aucune pensée morbide ne pouvait la rappeler à l’ordre. Je me tourmentais sur ma chaise, je soupirais et je sortais chaque fois de mon asile avec un sentiment de honte et de confusion, comme si la foule était témoin de ma tumescente émotion…



